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« La COVID-19 frappe tout le monde, sans discrimination. » Cette phrase prononcée plus d’une fois en début de pandémie ne fait plus aucun sens près de deux ans plus tard. Les inégalités sociales ont été mises en lumière, et ont été amplifiées, avec l’apparition du virus.
On peut ainsi tracer un parallèle entre cette pandémie et l’urgence climatique puisque toutes deux affectent les populations de partout dans le monde. Mais tous ne seront pas égaux face aux changements climatiques.

Selon Oxfam, « on estime que les 1 % les plus riches du monde ont une empreinte carbone moyenne 175 fois supérieure à celle des 10 % les plus pauvres. » Malgré ces chiffres effarants, les répercussions des problèmes environnementaux sont inversement proportionnelles aux responsabilités des pollueurs, créant de nouvelles inégalités.
Il est donc d’autant plus crucial de placer l’humain au cœur des préoccupations environnementales. C’est ce que l’on appelle la justice climatique.

Conséquences multiples

Avez-vous déjà été touché par des vagues de chaleur? Un membre de votre famille a-t-il déjà été victime d’inondations? La sécurité d’emploi, de nourriture et de logement de vos proches et des prochaines générations vous préoccupe-t-elle?

Les changements climatiques impactent de nombreuses sphères de nos vies. Au-delà des dégâts matériels causés par des phénomènes météo et climatiques extrêmes, la santé physique et mentale des populations sera affectée, l’économie en ressentira les soubresauts…

Le rehaussement du niveau de la mer accélère l’érosion des berges et la plus forte intensité des précipitations forcent de plus en plus de résident.es à se relocaliser, alors que la crise du logement au Québec bat toujours son plein.

Les communautés les plus défavorisées sont souvent celles où les espaces verts manquent, créant des îlots de chaleur nuisibles à la santé de ces citoyen.nes. Les rendements agricoles diminuent, fragilisant les situations financières des agriculteurs et agricultrices et affaiblissant la sécurité alimentaire de plusieurs.

Choisir l’espoir

Les solutions aux défis climatiques doivent être réfléchies dans un esprit collectif et intersectionnel. Le climatiseur utilisé en période de canicule rafraîchit les privilégiés en mesure de s’en procurer un, mais augmente à long terme les émissions de gaz à effet de serre. Un exemple parmi tant d’autres.

Des actions vont dans ce sens un peu partout dans la province, au pays et dans le monde. D’ailleurs, selon le Baromètre de l’action climatique 2021, « 84 % des personnes interrogées estiment important de prendre des mesures pour protéger les plus vulnérables aux conséquences des changements climatiques. »

Bien que gouvernements, entreprises et citoyen.nes aient leur rôle à jouer pour assurer une adaptation aux changements climatiques, le milieu communautaire demeure un acteur clé pour assurer cette protection.

Les organismes associés aux Centraide du Québec agissent pour atténuer les conséquences des changements climatiques sur les communautés et pour que l’adaptation à ces derniers n’amplifie pas les inégalités sociales actuelles.

Au fil des années et de ses expéditions en territoires éloignés, Seb Audy s’est fait le témoin des changements climatiques et de leurs répercussions sur les populations locales. Il profite de l’aventure de la Grande Percée pour nous offrir une tribune qui, nous l’espérons, ouvrira la réflexion sur les enjeux sociaux qui découlent de ces changements et qui sont de plus en plus observables ici aussi, au Québec.

Au cours des prochains mois, ce blogue abordera plus en profondeur plusieurs impacts des défis environnementaux qui attendent les populations mondiales, en plus de présenter des solutions à ces derniers.

« Le premier réflexe de l’optimiste, c’est de dire qu’on peut s’améliorer, qu’on n’a pas tout essayé, on va tenter des choses et se dire que le champ des possibles peut être plus puissant que le champ des impossibles. »
– Philippe Gabilliet, professeur de psychologie, ESCP Europe